Abel Craissac, commis-voyageur de la santé ouvrière

Judith Rainhorn, professeure en histoire contemporaine (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
Santé & Travail n° 098 - avril 2017
couverture
Ces lobbies qui nous intoxiquent
avril 2017

Il a été, au début du XXe siècle, le porte-drapeau de la mobilisation contre la peinture à la céruse, source du saturnisme professionnel. Jusqu'à sa mort, ce peintre en bâtiment cégétiste devenu notable fera feu de tout bois pour défendre la santé ouvrière.

C'est dans le monde de la petite boutique nantaise qu'Abel Craissac voit le jour en 1875.
Apprenti peintre, il gagne Paris, qui offre de plus amples opportunités d'emploi dans le bâtiment.
Son acte de mariage, daté de 1898, le dit "ouvrier peintre" ; quarante-deux ans plus tard, son acte de décès le désigne comme "fonctionnaire propriétaire" et "officier de la Légion d'honneur".
Au fil d'un parcours de météorite dont il faut débusquer les étapes au détour des archives [1], il s'est ainsi hissé de l'échelle de l'ouvrier peintre au fauteuil de l'homme de cabinet.
Et ce, par le biais d'un engagement syndical et politique au service de la santé ouvrière.


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