Vincent Gaullier : "La cadence, c'est une vache par minute"

Entretien avec Vincent Gaullier, Réalisateur
Propos recueillis par Rozenn Le Saint
Santé & Travail n° 098 - avril 2017
couverture
Ces lobbies qui nous intoxiquent
avril 2017

Réalisateur, avec Raphaël Girardot, du documentaire Saigneurs, sorti en salles le 1er mars, il y dénonce les souffrances physiques et psychiques des ouvriers d'un abattoir breton, soumis à une cadence que la prévention ignore.

Quels types de pénibilités avez-vous observés lors du tournage de Saigneurs dans un abattoir de Vitré (Ille-et-Vilaine) ?
Vincent Gaullier : Ce sont le bruit et la cadence qui nous ont frappés en arrivant.
Nous étions persuadés que la vision des carcasses d'animaux serait ce qui nous affecterait le plus, et finalement ce sont les cliquetis aigus et les sonneries incessantes, qui donnent toujours l'impression qu'il y a un danger.
Quand les ouvriers doivent se parler entre eux, comme ils ne s'entendent pas, ils tapent sur le métal de la chaîne avec leur couteau.
Les bouchons d'oreilles protègent le tympan, mais le rythme est toujours présent.


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